La crise du "Mittelstand" — ces entreprises familiales de taille moyenne qui constituent le cœur battant de l'industrie allemande — s'aggrave de semaine en semaine. Ces entreprises, souvent spécialisées dans des niches industrielles très techniques où elles occupaient des positions de leader mondial, sont désormais étranglées par une combinaison de facteurs structurels. Les coûts de l'énergie, multipliés depuis le début de la crise ukrainienne et l'arrêt des approvisionnements en gaz russe bon marché, représentent un handicap compétitif majeur face aux concurrents américains et asiatiques. La pression fiscale, déjà élevée, s'est encore accentuée pour financer les dépenses sociales et les politiques de transition énergétique. La bureaucratie allemande, autrefois réputée pour son efficacité prussienne, est devenue un labyrinthe kafkaïen qui ralentit toute initiative entrepreneuriale.