La preuve par l'expert : ce qu'ils anticipent pour 2026
Une analyse approfondie des prévisions des stratèges les plus influents de Wall Street et de la sphère crypto
Avertissement important
Disclaimer légal et méthodologique

Conseil en investissement : Les informations présentées dans cette analyse ne constituent en aucun cas des conseils en investissement personnalisés. Elles sont fournies à titre informatif uniquement. Tout investissement comporte des risques de perte en capital. Consultez toujours un conseiller financier qualifié avant de prendre des décisions d'investissement.
Intelligence artificielle et rédaction : L'intelligence artificielle a été utilisée uniquement pour la mise en forme et la structuration rédactionnelle de ce contenu. L'ensemble des données, analyses, citations et recherches présentées proviennent exclusivement de recherches personnelles, de sources vérifiées et d'analyses propriétaires. Aucune donnée ou analyse financière n'a été générée par l'IA.
Sources : Toutes les citations d'experts, données chiffrées et projections mentionnées sont issues de sources publiques vérifiables : rapports de recherche institutionnels, interviews vidéo, publications officielles et communications d'entreprises cotées.
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Sommaire de l'analyse
01
La thèse de Tom Lee sur les small caps
Analyse des valorisations historiquement basses et perspectives de croissance de 50% des bénéfices
02
Le "Everything Code" de Raoul Pal
Décryptage du cycle de liquidité et projection des 8 000 milliards de dollars attendus
03
Goldman Sachs et les marchés émergents
Prévisions contrariennes sur la Chine et rendements anticipés de 16%
04
Les anomalies historiques du marché
Écarts de valorisation extrêmes et signaux techniques d'une rotation imminente
05
Le choc d'offre crypto en 2026
Impact des ETF et pénurie mécanique sur les prix des cryptoactifs
06
Interview exclusive de Raoul Pal
Analyse complète de sa vision macro pour 2026 et stratégies d'allocation
Partie 1
Le "parrain" des small caps est formel
Tom Lee anticipe un réveil historique des petites valeurs
Tom Lee, responsable de la recherche chez Fundstrat et célèbre pour ses prévisions boursières souvent justes, est l'un des plus fervents défenseurs du réveil imminent des petites valeurs. Sa réputation n'est plus à faire : analyste reconnu pour avoir correctement anticipé plusieurs mouvements majeurs du marché, Lee dispose d'une crédibilité rare dans l'industrie financière.
Son analyse repose sur un constat simple mais puissant : les valorisations relatives des small caps par rapport aux large caps n'ont jamais été aussi attractives depuis des décennies. "Nous sommes essentiellement au même niveau qu'en novembre 2021", affirme-t-il, faisant référence au point bas historique avant le rebond spectaculaire qui a suivi.
La thèse de Lee s'articule autour d'un mécanisme économique fondamental : la structure de dette des petites entreprises. Contrairement aux géants du S&P 500 qui ont pu refinancer leurs dettes à des taux fixes historiquement bas pendant la période 2020-2021, les small caps portent une proportion beaucoup plus élevée de dette à taux variable. Cette caractéristique, qui a été un boulet pendant la phase de hausse des taux de la Fed, devient un catalyseur explosif dès que la politique monétaire s'assouplit.
"Les valorisations des Small Caps par rapport aux Large Caps n'ont jamais été aussi bon marché. Si la Fed devient accommodante, cela a du sens que les Small Caps surperforment car elles ont beaucoup de dette à taux variable."
— Tom Lee, Fundstrat

L'argument le plus frappant de Lee réside dans sa projection de croissance des bénéfices : il anticipe une expansion de 50% pour ce segment en 2026, un chiffre qui, s'il se matérialise, rendrait les valorisations actuelles absolument dérisoires. Pour contextualiser, une telle croissance des bénéfices, combinée à une expansion des multiples de valorisation (qui reviendraient simplement à leur moyenne historique), pourrait générer des rendements totaux dépassant 100% pour les investisseurs positionnés sur ce segment.
Cette conviction ne repose pas uniquement sur l'espoir d'un pivot de la Fed. Lee identifie plusieurs catalyseurs structurels : la relocalisation industrielle aux États-Unis (qui bénéficie disproportionnellement aux PME manufacturières), la digitalisation accélérée de l'économie (où les small caps tech sont souvent plus agiles que les mastodontes), et surtout, le début d'un cycle de fusions-acquisitions où les grandes entreprises, assises sur des montagnes de cash, commencent à regarder les small caps comme des cibles d'acquisition attractives à des valorisations déprimées.
Partie 2
La théorie du "Everything Code" et de la liquidité
Raoul Pal, ex-gérant de fonds chez Goldman Sachs et fondateur de Real Vision, est devenu l'une des voix les plus écoutées de la finance alternative. Sa théorie du "Everything Code" propose une grille de lecture radicalement différente des cycles boursiers traditionnels. Selon Pal, nous ne sommes pas à la fin d'un cycle haussier typique de quatre ans dans le Bitcoin et les cryptoactifs, mais au contraire au début d'une phase d'accélération d'un méga-cycle de liquidité qui devrait culminer fin 2026.
Le cœur de sa thèse repose sur une observation empirique puissante : la liquidité mondiale explique environ 90% des mouvements du Bitcoin. Cette corrélation, qu'il a documentée minutieusement à travers l'analyse de la masse monétaire globale (M2 mondial), du bilan de la Fed, et des flux de crédit internationaux, suggère que le prix des actifs risqués n'est pas tant une question de fondamentaux spécifiques que de disponibilité du capital à l'échelle planétaire.
"La liquidité explique 90% des mouvements du Bitcoin. Nous commençons à voir les signes que la Fed devra reconsidérer son bilan et 'monétiser' la dette. Il est attendu que nous ayons besoin d'imprimer environ 8 000 milliards de dollars de liquidités. Ce n'est pas un cycle de 4 ans, mais un cycle de liquidité qui devrait culminer fin 2026."
— Raoul Pal, Real Vision
Ce qui rend la projection de Pal particulièrement audacieuse, c'est le chiffre qu'il avance : 8 000 milliards de dollars de nouvelles liquidités devront être injectées dans le système financier mondial d'ici fin 2026. Ce montant astronomique n'est pas une simple conjecture, mais découle d'une analyse structurelle du mur de refinancement de la dette souveraine américaine.
2024-2025
Phase de transition : le marché anticipe mais hésite, créant de la volatilité
2025-2026
Injection massive : les 8 000 milliards entrent progressivement dans le système
Fin 2026
Apogée du cycle : culmination de la liquidité et pic potentiel des valorisations
Pour Pal, le signal de départ de la "saison des altcoins" (cette période mythique où les petites cryptomonnaies explosent en surperformant massivement Bitcoin) sera le passage de l'indice ISM manufacturier au-dessus de 50. Cet indicateur, qui mesure la santé du secteur manufacturier américain, est un proxy de la santé économique globale. Quand l'ISM dépasse 50, cela signale une expansion économique, une hausse des revenus des ménages, et donc une propension accrue à prendre des risques dans les actifs spéculatifs. Historiquement, chaque franchissement de ce seuil a coïncidé avec des rallyes spectaculaires dans les small caps et les cryptoactifs de seconde ligne.
Partie 3
Goldman Sachs et le pari des émergents
Dans un contexte où la majorité des investisseurs institutionnels fuient la Chine et les marchés émergents, considérés comme trop risqués politiquement et économiquement affaiblis, Goldman Sachs adopte une position résolument contrariante pour 2026. La banque d'investissement la plus prestigieuse de Wall Street a publié une note de recherche détaillée prévoyant un retour en grâce spectaculaire de ces marchés, avec des rendements attendus qui surpasseraient largement les actions américaines.
La projection de Goldman est précise et audacieuse : environ 16% de rendement total pour les actions des marchés émergents en 2026. Pour contextualiser, si le S&P 500 devait générer un rendement de 8-10% (ce qui serait déjà considéré comme solide après plusieurs années de performance exceptionnelle), les émergents surperformeraient de 60% à 100%. Un tel écart de performance représente une opportunité générationnelle pour les investisseurs capables de surmonter le biais domestique et la peur ambiante.
"Nous prévoyons que les actions des marchés émergents rapporteront environ 16% en 2026. Les vents arrière incluent la baisse des taux d'intérêt, la résilience des exportations chinoises et un dollar américain plus faible."
— Goldman Sachs Research
Baisse des taux d'intérêt
La Fed et les banques centrales des marchés émergents entament un cycle coordonné d'assouplissement monétaire, réduisant le coût du capital et stimulant la croissance locale. Les taux réels négatifs dans plusieurs pays émergents créent un environnement propice à l'expansion du crédit.
Résilience des exportations chinoises
Malgré les tensions géopolitiques et les tarifs douaniers, la Chine maintient sa part de marché à l'exportation grâce à une montée en gamme technologique rapide. Les secteurs de l'électronique, des véhicules électriques et des énergies renouvelables compensent largement les pertes dans l'industrie traditionnelle.
Dollar américain plus faible
Un dollar en déclin mécaniquement améliore la compétitivité des exportateurs émergents et allège le fardeau de leur dette libellée en dollars. Historiquement, les phases de faiblesse du dollar ont toujours correspondu à des périodes de surperformance massive des marchés émergents.
L'analyse de Goldman va plus loin qu'une simple prévision macro. La banque souligne que ce rebond ne sera pas uniquement technique ou spéculatif, mais porté par une croissance réelle et substantielle des bénéfices entreprises. Elle projette une expansion de 37% des bénéfices dans le secteur technologique matériel asiatique, reflétant la domination croissante de l'Asie dans les chaînes d'approvisionnement de l'intelligence artificielle, des semi-conducteurs et de l'électronique de consommation.
Cette thèse contrariante de Goldman s'inscrit dans une tradition de paris réussis contre le consensus. Historiquement, les plus grandes opportunités d'investissement se sont matérialisées précisément lorsque le sentiment était au plus bas et que les valorisations étaient comprimées à l'extrême. En 2026, la Chine et les émergents cochent toutes ces cases, créant potentiellement une configuration d'investissement asymétrique où le potentiel de hausse dépasse largement le risque de baisse résiduel.
Partie 4
Les données qui ne mentent pas : anomalies historiques
Au-delà des opinions d'experts, qui peuvent toujours être sujettes à débat, les données brutes du marché révèlent des anomalies statistiques si extrêmes qu'elles appellent presque mécaniquement à une correction, ce que les statisticiens appellent un "retour à la moyenne". Ces distorsions de valorisation et ces déséquilibres structurels ont historiquement toujours été suivis de mouvements violents de rééquilibrage, créant des opportunités extraordinaires pour les investisseurs positionnés du bon côté.
L'écart historique de valorisation (Valuation Gap)
Le ratio de valorisation entre le S&P 500 (représentant les grandes capitalisations) et le Russell 2000 (indice des petites capitalisations) a atteint son niveau le plus extrême depuis la bulle Internet de l'an 2000. Pour les investisseurs ayant la mémoire longue, cette comparaison devrait faire sonner toutes les alarmes. En 2000, après l'éclatement de la bulle des valeurs technologiques surévaluées, les small caps ont surperformé les large caps de plus de 50% par an pendant trois années consécutives. L'histoire ne se répète jamais exactement, mais elle rime souvent.
Concrètement, cela signifie qu'un investisseur paie aujourd'hui une prime historique pour détenir les géants du S&P 500 (les "Magnificent Seven" et leurs pairs), tandis qu'il obtient les petites valeurs à un prix dérisoire en comparaison. Le ratio cours/bénéfices relatif se situe à des extrêmes qui n'ont été observés que deux fois dans l'histoire moderne : en 1999-2000 (avant le krach des dot-com) et... maintenant. Statistiquement, de tels écarts sont toujours suivis d'une surperformance massive des actifs décotés, non pas en quelques mois, mais sur des périodes de plusieurs années.
1
1999-2000
Écart maximal de valorisation entre grandes et petites valeurs pendant la bulle Internet
2
2000-2003
Surperformance cumulée de 150% des small caps après l'éclatement de la bulle
3
2024
Retour au même niveau d'écart extrême - configuration historique identique
4
2026 (projection)
Rotation attendue vers les small caps avec potentiel de surperformance similaire
Le choc d'offre crypto : mécanique implacable
Selon le rapport détaillé de Bitwise pour 2026, une dynamique fascinante et implacable est en train de se mettre en place sur le marché du Bitcoin. Depuis le lancement des ETF Bitcoin au comptant aux États-Unis (un événement historique qui a institutionnalisé l'accès au Bitcoin pour des millions d'investisseurs), ces fonds ont acheté collectivement 710 777 BTC, soit exactement le double de ce que le réseau Bitcoin a produit via le minage pendant la même période (363 047 BTC).
Cette statistique a des implications profondes. Elle signifie que la demande institutionnelle via les ETF absorbe déjà deux fois plus de Bitcoin que la production naturelle du réseau. Et cette pression acheteuse ne fait que commencer. Les ETF Bitcoin actuels représentent moins de 5% des actifs potentiellement allouables par les investisseurs institutionnels si le Bitcoin devient une allocation standard de portefeuille (ce vers quoi nous nous dirigeons).
Partie 4 (suite)
Le choc d'offre s'aggrave en 2026
En 2026, ce choc d'offre devrait s'aggraver considérablement avec l'arrivée probable d'ETF sur d'autres cryptoactifs majeurs. La SEC américaine évalue actuellement des demandes d'ETF sur Solana, XRP, Litecoin et d'autres protocoles établis. Si ces produits sont approuvés, ils créeront une demande institutionnelle massive sur des actifs dont l'offre disponible sur les exchanges est déjà relativement limitée.
Pour comprendre l'ampleur potentielle de ce phénomène, prenons Solana comme exemple. La capitalisation totale de SOL représente environ 5-7% de celle du Bitcoin. Si un ETF Solana capture ne serait-ce que 25% des flux relatifs qu'ont connus les ETF Bitcoin (un scénario conservateur), la pression acheteuse sur un actif dont le "float" disponible est beaucoup plus restreint pourrait générer une volatilité à la hausse spectaculaire.
Cette dynamique de choc d'offre n'est pas théorique. Nous l'avons observée en temps réel avec l'or en 2003-2004 lorsque le premier ETF or (GLD) a été lancé. L'or est passé de 400 dollars l'once à plus de 1 900 dollars en moins de huit ans, largement propulsé par la demande institutionnelle nouvellement accessible via les ETF. Le Bitcoin et les cryptoactifs suivent aujourd'hui un chemin similaire, mais avec une vitesse et une magnitude potentiellement supérieures en raison de leur nature intrinsèquement plus rare et de leur adoption encore précoce.
710K
BTC achetés par les ETF
Volume total d'acquisitions depuis le lancement des ETF spot américains
363K
BTC produits par minage
Production totale du réseau sur la même période - deux fois moins
2x
Ratio demande/offre
Les ETF absorbent deux fois plus que la production naturelle du réseau
Le mur de dette : catalyseur macro inévitable
Le troisième élément fondamental qui converge vers 2026 est ce que les analystes appellent le "mur de dette" américain. Des milliers de milliards de dollars de dette souveraine américaine arrivent à maturité en 2026, nécessitant un refinancement. Dans un contexte où les taux d'intérêt sont structurellement plus élevés qu'ils ne l'étaient lorsque ces dettes ont été émises (principalement entre 2020-2021 à des taux proches de zéro), le Trésor américain fait face à un dilemme existentiel.
Soit le gouvernement accepte de refinancer à des taux significativement plus élevés, ce qui ferait exploser le service de la dette et créerait une crise budgétaire immédiate. Soit il trouve un moyen de maintenir artificiellement les taux bas, ce qui nécessite une intervention massive de la Fed, même si celle-ci prétend maintenir une politique monétaire restrictive. La deuxième option est la seule viable politiquement et économiquement.
C'est ce que certains analystes appellent le "Shadow QE" (assouplissement quantitatif déguisé) qui deviendra officiel. La Fed devra recommencer à acheter massivement des bons du Trésor, non pas officiellement pour stimuler l'économie, mais officiellement pour assurer la stabilité financière. Le résultat net sera identique : injection massive de liquidités dans le système, dépréciation du dollar, et propulsion des actifs réels et rares comme le Bitcoin, l'or, et les actions.
Ces trois éléments - l'écart de valorisation historique, le choc d'offre crypto institutionnel, et le mur de refinancement de la dette - convergent tous vers la même conclusion : le marché a "pricé" la perfection pour les géants technologiques américains, mais a laissé des opportunités générationnelles sur le bord de la route, dans les small caps, les marchés émergents et les cryptoactifs de seconde ligne, prêtes à être ramassées par les investisseurs visionnaires en 2026.
Partie 5
Interview de Raoul Pal : décryptage de la thèse 2026
L'interview vidéo de Raoul Pal offre un éclairage inestimable sur sa vision détaillée pour 2026. Ce segment analyse les points clés de son intervention, où il déconstruit méthodiquement les craintes de marché baissier et reconstruit une thèse haussière robuste basée sur la liquidité mondiale.
Sommes-nous en marché baissier ? La lecture de Raoul
La question fondamentale qui taraude tous les investisseurs crypto en ce moment est simple : après avoir stagné autour de 93 000 dollars, Bitcoin est-il entré en marché baissier ? Les signaux sont ambigus : ruptures de niveaux techniques clés, ventes par les détenteurs historiques (les "OG"), sorties nettes des ETF, et un sentiment de marché qui a traversé les cinq étapes du deuil pour finir dans la misère pure.
La réponse de Raoul Pal est catégorique et va à contre-courant du consensus anxieux : "Ceci est simplement une correction dans un marché haussier en cours." Cette affirmation n'est pas un vœu pieux, mais repose sur une analyse structurelle de ce qui fait vraiment bouger les marchés crypto : la liquidité mondiale.
"Ma lecture des marchés est que nous vivons simplement une correction dans un marché haussier en cours. Ce n'est pas la fin du cycle. Sur le plan macro, tout est déterminé par la liquidité. Dans nos recherches, nous avons montré que la liquidité explique 90% de l'action des prix du Bitcoin."
— Raoul Pal
Pal démonte méthodiquement la théorie du cycle de quatre ans, cette croyance quasi-religieuse dans la communauté crypto selon laquelle chaque halving du Bitcoin entraîne automatiquement un cycle haussier de quatre ans. "Je ne pense pas que ce soit le cas", affirme-t-il sans ambiguïté. Pour lui, la vraie force motrice n'est pas un calendrier arbitraire gravé dans le code de Bitcoin, mais le flux et le reflux de la liquidité à l'échelle planétaire.
Liquidité en expansion en 2026
L'administration Trump orchestre délibérément une expansion monétaire via des stimuli fiscaux massifs et un assouplissement monétaire déguisé
Clarity Act en approche
Le cadre réglementaire crypto aux États-Unis se clarifie enfin, éliminant l'incertitude majeure qui freinait les investissements institutionnels
Sentiment extrêmement lavé
Le pessimisme ambiant et la capitulation émotionnelle créent exactement les conditions de sols de marché durables
Un point crucial de l'analyse de Pal concerne le rallongement du cycle de dette, qui repousse le pic de liquidité à 2026 plutôt que 2025. "La plupart du refinancement de dette qui génère de la liquidité se produit en 2026", explique-t-il. Ce décalage temporel explique pourquoi presque aucun altcoin n'a atteint de nouveaux sommets historiques dans ce cycle : le gros de la liquidité n'est tout simplement pas encore arrivé.
Partie 6
Les métriques à surveiller selon Raoul Pal
Pour les investisseurs cherchant des signaux concrets plutôt que des espoirs abstraits, Raoul Pal identifie plusieurs indicateurs spécifiques à surveiller pour confirmer sa thèse de liquidité en 2026. Ces métriques servent de "tripwires" (déclencheurs) qui valideront ou invalideront le scénario haussier dans les premiers mois de l'année.
M2 mondiale
La masse monétaire mondiale (M2) est la mesure la plus directe de la liquidité disponible dans le système financier. Une expansion de la M2 globale, particulièrement si elle s'accélère au T1 2026, confirmera que les banques centrales injectent effectivement des liquidités comme anticipé. Suivez particulièrement la M2 américaine, chinoise et européenne combinée.
Affaiblissement du dollar
Un dollar américain en baisse est le symptôme visible d'une expansion monétaire et un catalyseur direct pour les actifs risqués. Historiquement, chaque phase de faiblesse majeure du dollar a correspondu à des rallyes explosifs dans les cryptoactifs. Surveillez l'indice DXY : une cassure sous 100 serait un signal fort.
Modifications du SLR
Le Supplementary Leverage Ratio, un acronyme technique obscur, est en réalité crucial. Les modifications annoncées en janvier 2026 et rendues obligatoires en avril forcent les banques à absorber davantage de dette du Trésor. C'est du "Shadow QE" : la liquidité entre dans le système via le secteur bancaire plutôt que directement par la Fed.
Stimulus fiscal
Le "Big Beautiful Bill" de l'administration Trump comprend des allègements fiscaux massifs, notamment l'exemption de taxes sur les pourboires pour la moitié de la force de travail du secteur des services. Ce transfert direct de pouvoir d'achat vers les consommateurs stimule la demande et, indirectement, propulse les actifs risqués.
Raoul Pal est particulièrement explicite sur le calendrier : "Si je me trompe, ce sera visible dès janvier-février 2026. Ces deux mois devraient montrer une force significative. Tous ces mécanismes se mettent en place en janvier avec le changement du SLR, après la période critique de financement de fin d'année bancaire."
Quand arrive l'altcoin season ? L'indice ISM comme déclencheur
La question qui obsède tous les détenteurs de cryptoactifs de seconde ligne est : quand arrive enfin l'altcoin season, cette période magique où les petites cryptos surperforment violemment Bitcoin ? Pour Raoul Pal, le signal est clair et mesurable : le passage de l'indice ISM manufacturier au-dessus de 50.
L'indice ISM (Institute for Supply Management) mesure la santé du secteur manufacturier américain. Un niveau au-dessus de 50 signale une expansion, en dessous de 50 une contraction. "Bizarrement, l'altcoin season est déclenchée par le cycle économique réel", explique Pal. "Quand l'ISM franchit 50 à la hausse, signalant une reprise économique réelle avec stimulus fiscal et monétaire combinés, les gens gagnent plus de revenus et sont poussés vers la courbe de risque."
Cette dynamique suit la même logique que les small caps actions. Quand l'économie se renforce, les investisseurs deviennent plus confiants et recherchent des rendements plus élevés dans des actifs plus risqués. Dans le monde crypto, cela signifie sortir de Bitcoin (l'actif le plus établi et "sûr") pour plonger dans Ethereum, Solana, et la longue traîne des altcoins à plus petite capitalisation qui offrent des potentiels de rendement multiples.
Partie 7
Intelligence artificielle vs altcoins : le débat de l'allocation
La menace de la réallocation vers l'IA
Une objection légitime à la thèse d'une altcoin season en 2026 concerne l'éléphant dans la pièce : le trade de l'intelligence artificielle. Pourquoi un investisseur rationnel placerait-il son capital dans des cryptoactifs spéculatifs quand l'alternative consiste à s'exposer à l'un des secteurs à la croissance la plus rapide de l'histoire moderne ?
Les chiffres sont brutaux : 96% des 100 plus gros altcoins étaient en baisse depuis le début de l'année au moment de cette analyse. Pendant ce temps, un investisseur ayant simplement détenu Nvidia aurait été largement positif. Comment être certain que les investisseurs voudraient allouer au pire asset class en performance agrégée ?
La réponse de Raoul Pal est à la fois simple et profonde. Elle repose sur la psychologie fondamentale de l'investissement spéculatif et la recherche de rendements asymétriques. "Quand les particuliers arrivent sur le marché et qu'ils ont le choix, voici comment ils raisonnent : Bitcoin pourrait finir l'année 2026 à 200 000 dollars. C'est du +100%. Mais un altcoin pourrait faire du 10x. C'est la courbe de risque que les gens regardent en permanence."
100%
Potentiel de hausse perçu pour Bitcoin à 200K$
10x
Potentiel de hausse perçu pour certains altcoins sélectionnés
50%
Hausse attendue pour les mega-caps tech comme Google
Pal pousse l'argument plus loin en soulignant la nature différente des capitaux : "L'IA a obtenu tout le capital parce que c'est le focus des gouvernements mondiaux, de l'UAE aux États-Unis. Tout le monde regarde l'IA. Mais quand il s'agit de générer vos rendements personnels, c'est assez simple : si ma thèse est correcte et que d'ici janvier-février 2026, beaucoup de gens sous-alloués au crypto le voient commencer à surperformer, ils vont paniquer pour revenir dedans."
Il observe également un phénomène révélateur : beaucoup d'acteurs crypto ont récemment pivoté vers l'achat d'options sur Nvidia. "OK, très bien, ça a fait gagner de l'argent à beaucoup de gens. Mais la plupart des gens sont mercenaires pour les rendements. Et si les rendements semblent pouvoir se composer dans le crypto, ils reviendront rapidement."
Structure de marché, ETF et options : détournement ou amplification ?
Une autre préoccupation concerne l'évolution de la structure de marché. Avec la prolifération de produits financiers dérivés – options sur actions IA chez Robinhood pour les particuliers, notes de crédit structurées suivant le cycle de quatre ans de Bitcoin chez JPMorgan, programmes massifs d'écriture d'options sur les ETF Bitcoin – est-ce que tout cela ne détourne pas les capitaux qui auraient autrement afflué vers les altcoins à haut risque ?
Pal reconnaît la validité de la question mais maintient que la nature nihiliste de la réalité économique pour les jeunes générations crée une propension structurellement plus élevée à la spéculation : "Pensez à la nature nihiliste de la réalité que les jeunes affrontent aujourd'hui. Ils ne peuvent pas acheter de maison. Ils ne peuvent pas se marier. Ils ne peuvent pas avoir d'enfants. Ils ne peuvent rien se permettre parce que la dévaluation monétaire a fait que leurs salaires n'ont pas suivi. Donc leur propension à spéculer est beaucoup plus élevée que quiconque d'autre."
Cette observation sociologique fondamentale sous-tend toute la thèse de l'altcoin season. Les jeunes investisseurs, confrontés à une impossibilité structurelle d'accumuler du patrimoine par les voies traditionnelles (immobilier, épargne), n'ont d'autre choix rationnel que de prendre des risques asymétriques dans les actifs spéculatifs. Les cryptoactifs, avec leur potentiel de rendements exponentiels, demeurent l'un des derniers véhicules accessibles pour tenter de briser le plafond économique.
Partie 8
Dilution crypto et stratégie de sélection d'altcoins
Le problème de la dilution massive
Une objection particulièrement sérieuse à la thèse d'une altcoin season généralisée concerne la dilution phénoménale de l'offre de cryptoactifs. Depuis 2021, le marché a connu des déverrouillages (unlocks) massifs de tokens, une prolifération incessante de nouveaux projets, et une multiplication quasi-infinie de layer 1 et layer 2 blockchains. Comment espérer des performances comparables à 2021 quand le capital doit se diluer sur un nombre exponentiel de projets ?
En 2021, les investisseurs avaient peut-être une centaine de projets "sérieux" parmi lesquels choisir. Aujourd'hui, ils font face à des milliers d'options, dont beaucoup avec des capitalisations similaires mais des fondamentaux radicalement différents. Les unlocks programmés de tokens (où des montants massifs de tokens détenus par les fondateurs et investisseurs précoces entrent en circulation) créent une pression vendeuse structurelle permanente sur de nombreux actifs.
La réponse de Raoul Pal reconnaît la difficulté mais maintient l'optimisme sur la base de l'ampleur proportionnellement plus grande des flux de capitaux : "Je pense que nous verrons quelque chose de plus persistant, mais ce sera difficile de choisir les bons projets. Mais je pense que nous le verrons parce que l'attention sur l'économie crypto globalement est beaucoup plus large qu'elle ne l'était, car les institutions jouent maintenant. C'est couvert par les médias grand public. C'est partout et omniprésent."
Flux de capitaux massifs
L'ampleur des entrées de capitaux en 2026 sera proportionnellement beaucoup plus importante qu'en 2021
Compense la dilution
Ces flux gigantesques compensent largement l'effet de dilution de la multiplication des projets
Bifurcation qualité
Séparation nette entre projets de qualité et shitcoins - les gagnants surperformeront violemment
Pal souligne un point crucial : l'effet d'échelle. En 2017, peut-être 50 milliards de dollars de nouveaux capitaux sont entrés dans le crypto. En 2021, ce fut plus de 500 milliards. En 2026, avec l'adoption institutionnelle via les ETF, la clarté réglementaire, et l'intégration dans les allocations de portefeuille standards, les flux pourraient atteindre plusieurs trillions. "La taille des flux de capitaux est proportionnelle à la taille des opportunités. Cela compense tellement la dilution et les unlocks. Tout cela est noyé par l'ampleur du capital qui finit par entrer dans l'espace."
Comment Raoul Pal sélectionne ses altcoins
Confronté à cette jungle de milliers de cryptoactifs, quelle méthodologie suivre ? Pal est remarquablement discipliné et conservateur dans son approche personnelle, une leçon importante pour les investisseurs tentés de surinvestir dans des actifs exotiques.
"Je n'investis pas dans beaucoup d'altcoins. J'adhère à ma propre thèse 'ne foutez pas ça en l'air', qui consiste essentiellement à rester sur les majeurs. Ensuite, je suis allé un peu plus loin sur la courbe de risque avec un nouveau layer one comme Sui."
— Raoul Pal
Sa stratégie se concentre sur deux niveaux : les actifs majeurs établis (Bitcoin, Ethereum, Solana) qui représentent l'essentiel de son allocation, et une exposition sélective à des layer ones de nouvelle génération de haute qualité comme Sui. Il évite consciemment la longue traîne de projets plus anciens ou plus spéculatifs, reconnaissant que le jeu de sélection est extrêmement difficile même pour des professionnels aguerris.
Partie 9
Méthodologie d'investissement et métriques clés
Pour ceux qui souhaitent aller au-delà des majeurs, Raoul Pal a développé une méthodologie rigoureuse basée sur des principes fondamentaux d'évaluation de réseaux. Cette approche, ancrée dans la loi de Metcalfe, offre un cadre rationnel dans un univers souvent dominé par le bruit et la spéculation pure.
1
Croissance de la base utilisateurs
Le premier indicateur est la trajectoire de croissance du nombre d'utilisateurs actifs. Attention : il faut des utilisateurs réels et organiques, pas des utilisateurs "loués" via des programmes d'incitation artificiels qui disparaissent dès que les récompenses s'arrêtent. Vérifiez la rétention et l'engagement sur plusieurs mois.
2
Valeur transactée sur le réseau
Au-delà du nombre d'utilisateurs, regardez le volume de valeur réellement transactée sur le réseau. Un réseau peut avoir beaucoup d'utilisateurs mais peu de valeur économique réelle si les transactions sont triviales. Les blockchains avec une forte valeur transactée démontrent une utilité économique tangible.
3
Performance relative de prix
Paradoxalement, l'analyse technique du prix révèle souvent les effets de réseau avant que les métriques on-chain ne soient complètement visibles. Un actif qui commence à surperformer ses pairs signale souvent une amélioration des fondamentaux pas encore pleinement reconnue par le marché.
Un aspect critique de la méthodologie de Pal est l'utilisation systématique d'actifs de référence (benchmarks). "Si vous allez acheter quelque chose, ayez un actif de référence dans votre tête. Je dirais que l'actif de référence de niveau intermédiaire, phase précoce, c'est disons Solana. Votre graphique doit mieux performer que Solana ou vous détruisez du capital en ne le faisant pas."
Cette discipline simple mais puissante force une évaluation constante du coût d'opportunité. Pourquoi détenir l'actif X si Solana, ETH ou Bitcoin offrent de meilleures performances ajustées au risque ? Beaucoup d'investisseurs crypto sont émotionnellement attachés à des positions perdantes alors qu'ils auraient généré des rendements supérieurs en restant simplement sur les leaders de marché.
Le cas particulier de Sui : un exemple d'allocation réussie
L'allocation de Pal dans Sui (allant jusqu'à vendre l'intégralité de sa position Solana pour la convertir en Sui) illustre sa méthodologie en action. Bien qu'il siège au conseil de la fondation Sui (un conflit d'intérêt qu'il divulgue transparently), sa décision d'allocation n'était pas basée sur ce rôle mais sur les signaux techniques et fondamentaux.
"J'ai simplement vu le graphique de Sui en train de faire une base par rapport à Solana. Et j'ai vu le réseau croître. Si on regarde les métriques réseau pour Sui, c'est un des plus rapides de tous les projets majeurs. En fait, peut-être le plus rapide. Parmi les trois plus rapides que nous mesurons actuellement, c'est Near, Sui et Avalanche."
Cette croissance exceptionnelle des métriques réseau, combinée à une structure de prix montrant une accumulation (formation d'une "base" en analyse technique), a déclenché la décision d'allocation. Pal ne recherche pas des gains rapides sur des périodes de semaines, mais des positions structurelles pour l'ensemble du cycle : "Je cherche des patterns de basing sur des graphiques hebdomadaires, voire mensuels, en recherchant un changement dans la structure. C'est ce qui m'a amené à dire, OK, c'est mon pari pour le cycle."
Cette approche patiente contraste fortement avec le trading frénétique de nombreux participants crypto. Pal ne réalloue son capital que deux fois par cycle complet, une fois pour entrer dans une position majeure, et une fois pour sortir ou réallouer vers l'actif montrant la meilleure dynamique relative. Cette discipline évite les frictions de transaction et l'épuisement émotionnel du trading constant.
Partie 10
Ne gâchez pas tout : comment éviter l'échec en 2026
Après avoir construit une thèse sophistiquée pour 2026, Raoul Pal consacre une partie significative de son analyse à la question la plus critique pour les investisseurs particuliers : comment ne pas tout gâcher ? L'histoire des marchés haussiers crypto est jonchée de cadavres d'investisseurs qui avaient raison sur la direction générale mais ont quand même perdu de l'argent en commettant des erreurs évitables.
Le piège mortel du FOMO pendant l'altcoin season
Le défi le plus redoutable en 2026 sera paradoxalement la période d'altcoin season elle-même. Quand elle arrivera, les réseaux sociaux seront inondés de posts montrant des gains de 20x en un mois. "J'ai fait un 20X en un mois", "Ce token obscur m'a rendu riche", "Tu as raté cette opportunité de ta vie" – ce déluge de FOMO (fear of missing out) tue méthodiquement les portfolios des investisseurs retail.
"La chose la plus difficile qui va probablement arriver en 2026, c'est l'altcoin season. Et vous verrez des posts sans fin sur X disant 'j'ai fait un 20X en un mois' et vous allez courir après les rendements de tout le monde. La plupart de ces gens ne réussissent pas."
— Raoul Pal
Pal s'appuie sur 35 ans d'expérience dans l'industrie de l'investissement pour livrer une vérité brutale : "Presque personne ne peut gagner sa vie en tant que trader court-terme, presque personne. Vous devez réaliser cela." Les statistiques sont impitoyables. Environ 95% des day traders perdent de l'argent sur des périodes de 12 mois. Dans le crypto, où la volatilité est dix fois supérieure aux actions, ce pourcentage est probablement encore plus élevé.
La solution ? Une discipline de fer. "Si les investisseurs retail détenaient simplement Bitcoin ou ETH ou Solana, ou un panier de ces actifs, et ne faisaient rien, ils surperformeraient 99,9% des traders court-terme." Cette affirmation, qui peut sembler exagérée, est étayée par toutes les études académiques sur la performance des investisseurs particuliers. Le trading détruit systématiquement de la valeur via les frictions de transaction, le mauvais timing émotionnel, et les erreurs d'exécution.
Évitez le FOMO
Résistez à l'envie de courir après les gains spectaculaires publiés sur les réseaux sociaux. La majorité sont sélectionnés survivorship bias
Degen bag limité à 5-10%
Si vous voulez spéculer activement, cloisonnez strictement cette partie à maximum 10% de votre capital crypto
Bannissez le levier
Le levier sur un actif à volatilité 80% est un billet garanti vers la faillite, même si vous avez raison sur la direction
Patience stratégique
Deux réallocations par cycle maximum. L'hyperactivité détruit les rendements via friction et erreurs émotionnelles
Le degen bag : une soupape de sécurité psychologique
Pal comprend la psychologie humaine. Demander à un investisseur crypto de simplement "hold" sans rien faire est psychologiquement insoutenable pour beaucoup. La solution ? Le "degen bag" (portefeuille de dégénéré), une allocation strictement limitée à 5-10% maximum dédiée à la spéculation active.
"Si vous voulez avoir un degen bag, gardez-le à 5 ou 10% si vous êtes en mode hold. Comme ça, vous pouvez vous amuser sur le marché et avoir l'impression d'être actif parce que vous ne faites en réalité rien avec vos positions principales." Cette ségrégation mentale et comptable est cruciale. Elle satisfait le besoin psychologique d'action tout en protégeant l'essentiel du capital d'erreurs catastrophiques.
Le degen bag permet également d'apprendre. Avec une exposition limitée, les erreurs deviennent des leçons coûteuses mais pas dévastatrices. Beaucoup d'investisseurs prospères ont traversé une phase où ils ont "brûlé" un petit pourcentage de leur capital en trades stupides avant de développer la discipline nécessaire pour le long terme.
Conclusion
La convergence vers 2026 : synthèse et perspectives
L'analyse exhaustive des prévisions des experts les plus respectés de Wall Street et de la sphère crypto révèle une convergence remarquable vers 2026 comme année charnière. Cette convergence n'est pas le fruit du hasard ou d'un consensus moutier, mais découle de multiples forces structurelles indépendantes qui pointent toutes vers la même période temporelle.
Tom Lee identifie un écart de valorisation historique entre grandes et petites capitalisations, similaire à celui précédant les rotations massives de 2000-2003. Raoul Pal déconstruit le mythe du cycle de quatre ans et reconstruit une thèse basée sur un méga-cycle de liquidité culminant fin 2026 avec 8 000 milliards de dollars d'injections attendues. Goldman Sachs adopte une position contrariante sur les marchés émergents avec une prévision de rendement de 16%. Les données techniques montrent des anomalies statistiques extrêmes dans les valorisations relatives et un choc d'offre crypto sans précédent via les ETF.
Liquidité mondiale
Expansion monétaire coordonnée et Shadow QE via le système bancaire
Écarts de valorisation
Retour à la moyenne après des années de concentration extrême sur les géants
Choc d'offre crypto
ETF institutionnels absorbant deux fois la production naturelle de Bitcoin
Mur de refinancement
Trillions de dette arrivant à maturité forçant une monétisation
Rotation géographique
Retour des capitaux vers les marchés émergents décotés
Pour les investisseurs, 2026 présente donc une configuration rare d'opportunités générationnelles, mais aussi de pièges mortels. Les gagnants seront ceux qui combinent vision macro correcte, discipline d'allocation stricte, et résistance psychologique au FOMO ambiant. Les perdants seront ceux qui, malgré une direction générale correcte, se détruiront via le levier excessif, le trading compulsif, ou la poursuite désespérée de gains déjà réalisés par d'autres.
La thèse centrale se résume ainsi : le marché a "pricé" la perfection pour les géants technologiques américains qui ont dominé la décennie 2010-2020, mais a laissé des opportunités asymétriques massives dans trois poches : les small caps domestiques (Tom Lee), les marchés émergents géographiques (Goldman Sachs), et les cryptoactifs de seconde ligne (Raoul Pal). Ces trois segments, bien que différents en surface, partagent une caractéristique commune : ils sont les bénéficiaires naturels d'une expansion de liquidité dans un environnement de taux en baisse et de dollar affaibli.
Le countdown vers 2026 a commencé. Les prochains trimestres, particulièrement janvier-février 2026, seront décisifs pour valider ou invalider cette thèse. Les investisseurs avisés surveilleront les métriques identifiées : M2 mondiale, dollar, modifications du SLR, indice ISM, et performance relative des segments décotés. Si ces indicateurs confirment le scénario, 2026 pourrait bien entrer dans l'histoire comme l'année où une génération d'investisseurs patients et disciplinés a capturé des rendements transformationnels.
Mais rappelons l'avertissement final de Raoul Pal : la plus grande menace n'est pas d'avoir tort sur la thèse, mais d'avoir raison et de quand même échouer par manque de discipline. Dans un marché haussier violent, les tentations seront innombrables, les "opportunités manquées" apparentes seront omniprésentes sur les réseaux sociaux, et la pression psychologique pour sur-trader sera écrasante. La vraie alpha, le véritable avantage compétitif en 2026, ne sera pas l'intelligence ou l'information, mais la capacité à ne rien faire quand tout le monde panique autour de vous.

Rappel final : Cette analyse approfondie ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les marchés financiers comportent des risques substantiels de perte en capital. Les prévisions d'experts, même les plus réputés, se sont régulièrement avérées incorrectes par le passé. Diversifiez toujours vos investissements et ne placez jamais plus que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Consultez un conseiller financier qualifié avant toute décision d'allocation importante.