L'inflation core américaine ralentit plus que prévu en décembre 2025
Une analyse détaillée des dernières données d'inflation publiées le 13 janvier 2026, révélant un refroidissement significatif de l'inflation sous-jacente près de ses plus bas niveaux depuis cinq ans.
Sommaire
Structure de l'analyse
01
Contexte macroéconomique
Situation du marché du travail et attentes
02
Résultats globaux CPI
Données headline et analyse mensuelle
03
Inflation core détaillée
Décomposition par catégories
04
Logement et loyers
Évolution des coûts shelter
05
Biens vs services
Divergence des tendances inflationnistes
06
Supercore inflation
Indicateur privilégié de la Fed
07
Secteurs atypiques
Loisirs, éducation et leurs impacts
08
Réaction des marchés
Matrice JPMorgan et probabilités
09
Perspective historique
Comparaison avec les années 1970
10
Implications Fed
Trajectoire de politique monétaire

Avertissement important : Cette présentation est fournie à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement. L'intelligence artificielle a été utilisée uniquement pour la rédaction et la mise en forme du contenu. L'ensemble des données et analyses proviennent de recherches personnelles et de sources vérifiées, et ne sont pas générées par l'IA. Consultez toujours un conseiller financier qualifié avant de prendre des décisions d'investissement.
Carte 1
Le contexte : un marché du travail solide précède la publication CPI
Les données publiées dans les jours précédant le rapport CPI de décembre 2025 dressaient un tableau robuste du marché de l'emploi américain. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) a confirmé une baisse du taux de chômage, tandis qu'ADP signalait que les variations hebdomadaires de l'emploi demeuraient en territoire positif. Parallèlement, l'indice d'optimisme des petites entreprises affichait un rebond encourageant.
Ces indicateurs suggéraient une économie maintenant sa dynamique malgré le resserrement monétaire de la Fed. Dans ce contexte, l'attention des marchés se portait sur l'autre volet du double mandat de la Réserve fédérale : la stabilité des prix. Contrairement aux publications précédentes, le président Trump n'a pas laissé filtrer d'indices sur les chiffres attendus cette fois-ci.
Les analystes anticipaient une stabilité par rapport aux données de novembre, avec un consensus se formant autour d'une hausse mensuelle de 0,3% pour l'indice headline et une accélération de l'inflation core à 2,7% en glissement annuel.
Attentes du marché
  • Headline CPI : +0,3% MoM attendu
  • Core CPI : +2,7% YoY anticipé
  • Biais haussier lié à l'effet de rattrapage post-shutdown
  • Surveillance accrue de l'inflation services
Carte 2
Les résultats headline : conformes aux attentes en surface
Chiffres mensuels
L'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,3% en décembre sur une base mensuelle, exactement conforme aux prévisions du consensus. Cette hausse porte l'inflation headline à 2,7% en glissement annuel, également en ligne avec les anticipations des économistes.
Ces résultats masquent toutefois des dynamiques sous-jacentes plus intéressantes. De nombreux analystes s'attendaient à une accélération en décembre en raison du dégonflement des distorsions liées aux perturbations de collecte de données pendant le shutdown gouvernemental, qui avait artificiellement amplifié les remises saisonnières en novembre.
Décomposition par catégories
Sous le capot, l'inflation des biens est restée inchangée (0,0% MoM), tandis que les services et l'alimentation ont mené la hausse des prix. Cette divergence continue entre biens et services reflète les dynamiques structurelles post-pandémiques de l'économie américaine.
L'inflation alimentaire, particulièrement surveillée pour son impact sur le sentiment des consommateurs, a contribué de manière notable à la progression headline, bien que restant modérée dans une perspective historique.
La conformité aux attentes sur le headline cache une surprise positive sur le front de l'inflation core, signal que la désinflation poursuit son chemin malgré la résilience économique.
Carte 3
La surprise positive : l'inflation core plus fraîche que prévu
Données mensuelles
L'inflation core (hors alimentation et énergie) n'a progressé que de 0,2% en décembre sur une base mensuelle, soit en-dessous du consensus qui tablait sur 0,3%. Cette modération inattendue est particulièrement significative.
Perspective annuelle
Plus important encore, l'inflation core en glissement annuel est restée stable à 2,6%, contre une accélération attendue à 2,7%. Ce niveau représente le plus bas depuis mars 2021, marquant ainsi près de cinq ans de plus bas.
Signification marchés
Cette lecture constitue un signal convaincant que l'inflation poursuit sa trajectoire descendante, validant ainsi la stratégie de pause de la Fed et ouvrant potentiellement la porte à des assouplissements futurs de la politique monétaire.
Cette performance de l'inflation core est d'autant plus remarquable qu'elle intervient dans un contexte de marché du travail toujours tendu et de croissance économique résistante. Elle suggère que les pressions inflationnistes structurelles continuent de s'apaiser malgré la vigueur de la demande agrégée. Les biens core ont même enregistré une déflation mensuelle, compensée partiellement par une légère accélération des prix des services core.
Carte 4
Logement : la décélération se poursuit sur tous les fronts
Composante shelter
L'inflation dans le secteur du logement (shelter), qui représente environ un tiers du panier CPI, continue son ralentissement progressif. En décembre, les coûts shelter ont augmenté de 0,4% sur une base mensuelle, se traduisant par une progression de 3,2% en glissement annuel, en baisse par rapport aux 3,3% de novembre.
Loyers spécifiques
L'inflation des loyers proprement dits montre une décélération encore plus marquée. Les loyers ont progressé de 0,3% MoM en décembre, portant la hausse annuelle à 2,9%, contre 3,3% le mois précédent. Cette baisse de 40 points de base en un mois est particulièrement notable.
1
Retard structurel
Les indices CPI du logement accusent un décalage de 12 à 18 mois par rapport aux loyers du marché réel en raison de la méthodologie de l'enquête.
2
Tendance acquise
Les données de marché suggèrent que la décélération va se poursuivre mécaniquement dans les prochains mois, offrant un vent favorable à la désinflation globale.
3
Impact majeur
Avec un poids de 33% dans le CPI, chaque dixième de point de ralentissement dans le shelter a un effet substantiel sur l'inflation globale et core.
Carte 5
Biens versus services : divergence persistante des trajectoires
1
Biens core en déflation
Les biens core (hors alimentation et énergie) ont enregistré une déflation mensuelle en décembre, poursuivant une tendance baissière amorcée depuis plusieurs trimestres. La normalisation des chaînes d'approvisionnement et la modération de la demande post-pandémique expliquent cette dynamique.
2
Services en accélération modérée
À l'inverse, les prix des services ont légèrement accéléré sur une base mensuelle. Cette dichotomie reflète la nature plus inertielle de l'inflation des services, liée aux coûts salariaux et à la demande domestique soutenue qui ne peut être facilement satisfaite par des importations.
3
Implication pour la Fed
Cette divergence complique la tâche de la Réserve fédérale, qui doit évaluer si le ralentissement global de l'inflation core reflète des tendances durables ou temporaires. La persistance de pressions dans les services suggère que le dernier kilomètre vers l'objectif de 2% pourrait être le plus difficile.
Historiquement, les récessions ont été nécessaires pour briser l'inertie de l'inflation des services aux États-Unis. Le fait que cette composante décélère progressivement sans contraction économique majeure est encourageant, bien que la vigilance reste de mise. Les économistes surveillent particulièrement les salaires, principal déterminant de l'inflation des services à moyen terme.
Carte 6
Supercore : l'indicateur favori de la Fed atteint ses plus bas depuis 2021
Définition et importance
Le "supercore" – services hors logement (services ex-shelter) – est devenu l'indicateur d'inflation privilégié de la Réserve fédérale sous la présidence de Jerome Powell. Cet agrégat est considéré comme le meilleur proxy des pressions inflationnistes sous-jacentes liées à la demande domestique et aux tensions sur le marché du travail.
En isolant les services du logement, dont les dynamiques propres peuvent masquer les tendances sous-jacentes, le supercore offre une vision plus claire des pressions inflationnistes fondamentales que la politique monétaire peut influencer directement.
Performance récente
En décembre 2025, le supercore a ralenti une nouvelle fois en glissement annuel, atteignant son rythme le plus lent depuis septembre 2021. Cette décélération continue valide la stratégie de pause de la Fed et suggère que les pressions inflationnistes dans le secteur des services se normalisent progressivement.
Cette évolution est particulièrement significative car elle intervient malgré un marché du travail qui reste tendu par rapport aux standards historiques. Elle suggère que la relation traditionnelle entre tension du marché du travail et inflation des services pourrait s'être assouplie dans l'environnement post-pandémique.
3.1%
Supercore YoY
Rythme actuel d'inflation des services ex-logement
4.2%
Pic 2023
Plus haut niveau atteint au premier trimestre 2023
1.1%
Décélération
Points de pourcentage de ralentissement depuis le pic
Carte 7
Loisirs et éducation : les secteurs atypiques de décembre
Services récréatifs : bond significatif
Les services de loisirs ont enregistré une hausse mensuelle substantielle en décembre, tirés principalement par une explosion des coûts d'admission aux films et événements sportifs. Cette catégorie a connu son augmentation record, potentiellement liée à des événements majeurs comme la Coupe du Monde et des combats UFC premium.
Cette volatilité illustre les défis de l'ajustement saisonnier dans des catégories où les événements ponctuels ont un impact démesuré. Les analystes s'attendent à une normalisation en janvier une fois ces effets temporaires dissipés.
Services éducatifs : déflation notable
À l'opposé du spectre, les services éducatifs ont affiché une déflation mensuelle marquée en décembre. Cette baisse peut refléter des ajustements de prix de fin d'année, des remises promotionnelles pour les inscriptions du semestre de printemps, ou des changements dans les programmes d'aide financière.
L'éducation représente une composante relativement stable de l'inflation sur longue période, rendant cette volatilité mensuelle moins préoccupante pour les tendances sous-jacentes.
Ces mouvements idiosyncratiques dans des catégories spécifiques soulignent l'importance de se concentrer sur les mesures d'inflation core qui lissent ces fluctuations temporaires pour identifier les tendances durables.
Cartes 8-9-10
Réactions des marchés et implications pour la politique monétaire
Matrice de réaction JPMorgan
Selon l'équipe Market Intelligence de JPMorgan, les marchés avaient établi une matrice de probabilités et de réactions attendues en fonction des différents scénarios de publication du core CPI mensuel. Le résultat effectif – un core MoM à 0,2% – tombait dans la catégorie la plus favorable mais aussi la moins probable (2,5% de probabilité pré-publication).
Cette matrice anticipait un gain de 1,25% à 1,75% pour le S&P 500 dans ce scénario optimiste. La réalisation de ce scénario à faible probabilité a effectivement déclenché un rallye sur les marchés actions, avec un repositionnement significatif des anticipations de politique monétaire.
2.5%
Probabilité pré-CPI
Chance d'un core MoM sous 0,30% selon JPM
+1.5%
Gain S&P attendu
Fourchette médiane de performance actions anticipée
3
Baisses possibles 2026
Nombre de réductions de taux désormais pricées par les marchés
Perspective historique : éviter l'erreur des années 1970
Le spectre d'une répétition de l'erreur de politique monétaire des années 1970 hante continuellement les décideurs de la Fed. À cette époque, la Réserve fédérale avait assoupli prématurément sa politique en réponse à un ralentissement initial de l'inflation, permettant aux pressions inflationnistes de se réenraciner et nécessitant finalement un resserrement encore plus drastique sous Paul Volcker au début des années 1980.
Les données actuelles suggèrent que, pour l'instant, la Fed évite cette erreur. Le ralentissement de l'inflation apparaît plus durable et généralisé que les accalmies temporaires des années 1970. La désinflation s'observe dans les composantes les plus inertielless comme le supercore, et non pas seulement dans les catégories volatiles. De plus, les anticipations d'inflation à long terme restent solidement ancrées autour de l'objectif de 2% de la Fed, contrairement au désancrage observé dans les années 1970.
Implications pour la trajectoire de la Fed en 2026
Ces données d'inflation encourageantes renforcent le scénario d'un cycle d'assouplissement mesuré de la Fed en 2026. Les marchés ont rapidement intégré la possibilité de deux à trois baisses de taux de 25 points de base au cours de l'année, débutant potentiellement dès le deuxième trimestre si la tendance désinflationniste se confirme.
Toutefois, la Fed maintiendra probablement une approche dépendante des données (data-dependent), conditionnant tout assouplissement à la confirmation continue du ralentissement de l'inflation sans détérioration marquée du marché du travail. Le président Powell a répété à maintes reprises que la Fed ne déclarerait pas victoire prématurément dans sa lutte contre l'inflation.
Les prochains rapports sur l'emploi et l'inflation des deux prochains mois seront cruciaux pour calibrer le timing et l'ampleur du cycle d'assouplissement. Une récession reste possible mais non le scénario de base, avec une probabilité estimée autour de 30% par les prévisionnistes du consensus pour 2026.

Rappel important : Cette analyse est fournie à titre informatif uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement personnalisé. Les marchés financiers comportent des risques de perte en capital. L'intelligence artificielle a été utilisée exclusivement pour la rédaction et la structuration de ce document. Toutes les données, graphiques et analyses présentés proviennent de recherches personnelles, de sources publiques vérifiées (Bloomberg, JPMorgan, Bureau of Labor Statistics) et ne sont pas générés par l'IA. Consultez toujours un professionnel qualifié avant toute décision d'investissement.